UN PETIT COCORICO POUR LA NOUVELLE ANNÉE
Louis DALMAS
5 janvier 2010.

Ce n’est pas de la vanité que d’être fier de ce qu’on fait. Nous le sommes, à B. I., parce qu’une fois de plus, nous avons été meilleurs informateurs que nos confrères plus importants. Les premiers à parler, nous avons honoré notre métier de journalistes en disant une vérité qu’ils refusaient de voir : devant la confirmation de nos dires, nous sommes heureux de les voir découvrir avec du retard ce que nous avons révélé depuis longtemps.
Vous avez deviné de quoi il s’agit. Du virus H1N1, de la fameuse pandémie de grippe et de la gigantesque arnaque réussie par l’industrie pharmaceutique.
Tout à coup, la vague a pris naissance. Nos médias autocopieurs se sont subitement aperçus que la campagne de panique était un bide devant la grippe la plus bénigne qu’on ait vue depuis longtemps ; que les Français n’avaient pas gobé le bourrage de crâne sur les précautions à prendre ; que le délirant achat de vaccins aux frais du contribuable n’était qu’un exemple de plus de gabegie gouvernementale ; et que toute l’opération fleurait le montage par quelques grands laboratoires d’un superbe “coup” financier. Evidemment, ce n’est pas exprimé avec cette verdeur à la télé ou dans la presse, et les inquiétudes se font jour avec beaucoup de modestie. Mais le parfum de scandale a tout de même tiré quelques commentateurs de leurs conformiste léthargie. Et mieux vaut se réveiller tard que pas du tout.
Nous, nous avons dit tout cela depuis longtemps. Depuis octobre de l’année dernière, pour être précis. Pendant plusieurs mois, depuis la douteuse qualification “pandémique” de l’OMS, Michel Blanzat a tiré la sonnette d’alarme dans nos colonnes en évoquant les intérêts en jeu et le conditionnement de l’opinion publique.
Vous qui lisez régulièrement B. I., vous vous en êtes rendus compte. Mais ceux qui nous rendent visite pour la première fois ne savent pas que c’est une illustration de plus du fossé qui sépare la médiocrité servile de nos grands médias de l’efficacité de notre information indépendante. Nous avons été bien des fois les premiers à “sortir” des révélations qui tranchaient avec les versions officielles et dont les plus honnêtes de nos confrères ont beaucoup plus tard reconnu le bien-fondé.
Nous avons ainsi réfuté pendant des années les mensonges du racisme antiserbe qui a empoisonné l’éclatement de la Yougoslavie. Nous avons exposé la parodie de justice du Tribunal pénal international de La Haye. Nous avons mis à jour les inventions qui prétendaient justifier les guerres américaines : la soi-disant épuration ethnique des Balkans par Milosevic, les prétendues armes de destruction massive de Saddam Hussein, le désir imaginaire de démocratie de la population afghane. Nous avons révélé les crimes des mafias albanaises du Kosovo. Nous avons décrit la stratégie de domination du monde de l’impérialisme américain : l’encerclement de la Russie, les bases militaires surveillant l’expansion chinoise, le financement et l’organisation des révolutions de couleur en Asie centrale, la bataille des sources d’énergie (pétrole et gaz), l’asservissement économique des petits Etats par les exigences de la Banque mondiale et du FMI, les tentatives d’écrasement des mouvements progressistes en Amérique latine. Nous avons prévu le fiasco de l’Europe néolibérale des banques et des multinationales, combattu les particularismes ethniques et les communautarismes, dénoncé les scandales de la gouvernance bruxelloise comme l’injustice des subventions agricoles ou le trafic du sucre.
Tout cela a été la matière de notre journal depuis plus de quinze ans, à la recherche de la vérité, contre le courant des falsifications des pouvoirs. Avec à chaque fois (ou presque) la reprise plus ou moins réticente de nos informations par les grands médias, après des mois, voire des années de silence. Les faits sont têtus. On a beau les étouffer par la propagande, ils finissent par faire surface. Malheureusement, souvent trop tard ou trop partiellement pour qu’on puisse réparer les dégâts entraînés par leur méconnaissance.
C’est ce qui se passe aujourd’hui avec la grippe. Nous nous réjouissons d’avoir eu raison, tout en regrettant que pour être écoutés, il faille crier dans le désert pendant une éternité.
Le VERJUS - Bulletin intérieur de l'association Vérite et Justice Le plus petit des grands journaux et le plus grand des petits journaux